a, A Novel by Derek Beaulieu
29 EUR

a, A Novel
by Derek Beaulieu
with an essay by Gilda Williams


French / English
153 mm x 229 mm
496 pages 
Design by Joanna Starck

ISBN 978-2-36568-019-6
First publication 2017


PRESS RELEASE _ COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Derek Beaulieu’s a, A Novel is an erasure-based translative response to Andy Warhol’s eponymous novel. Beaulieu carefully erases all of the text on each page of the original work, leaving only the punctuation marks, typists’ insertions and onomatopoeic words. The resultant text is a novelistic ballet mécanique, a visual orchestration of the traffic signals and street noise of 1960’s New York City. This visually powerful half score/half novel highlights the musicality of non-narrative sounds embedded within conversation.


Published in December 1968, Andy Warhol’s a, A Novel consists solely of the transcribed conversations of Factory denizen Ondine (Robert Olivo). Ondine’s amphetamine-addled conversations were captured on audiotape as he haunted the Factory, hailed cabs to late-night parties and traded gossip with Warhol and his coterie. The tapes were roughly transcribed by a small group of high school students. Rife with typographic errors, censored sections, and a chorus of voices, the 451 pages of transcription became, unedited, “a new kind of pop artefact”. These pages emphasize transcription over narration, hazard over composition.


In his book, Derek Beaulieu offers a radical displacement of Andy Warhol’s work. He erases the novel’s speaking characters - members of the mid 1960’s New York avant-garde - and preserves only the musicality of their conversations. Beaulieu perfectly provides a tangible example of Theodor Adorno’s theory elaborated in his essay Punctuation Marks, in which he argues that punctuation marks are the “traffic signals” of literature and that there is “no element in which language resembles music more than in the punctuation marks”.


This visual poetry is accompanied by an essay by Gilda Williams, “Breaking Up is Hard to Do. Men, Women, and Punctuation in Warhol’s Novel a”. Her deep knowledge of both Andy Warhol’s work and the history of contemporary art explores the complicated history of the original novel and highlights the urgent and precise spirit of Derek Beaulieu’s work—the work of an artist who situates Uncreative Writing at the core of contemporary literature and artistic labour.


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a, A Novel de Derek Beaulieu est une traduction du roman éponyme d’Andy Warhol qui joue entièrement sur l’effacement. Sur chaque page de l’œuvre originale, Derek Beaulieu efface scrupuleusement le texte, ne laissant que les marques de ponctuation, les didascalies et les onomatopées. a, A Novel offre ainsi un ballet mécanique, une orchestration visuelle du langage pris dans le trafic et les bruits de la ville. Ce roman-partition, sans narration parasite, met en scène la musicalité de nos conversations avec une puissance visuelle inédite.


Chef d’œuvre romanesque controversé d’Andy Warhol, a, A Novel a été publié en décembre 1968. Retranscription d’une journée de 24h de l’acteur Ondine, superstar du cinéma et grand consommateur d’amphétamines, le livre original contient les conversations récoltées à l’aide d’un enregistreur à cassette accroché à son cou qui ont été ensuite transcrites par des étudiantes. Pleines d’approximations typographiques, de passages censurés et de brouhaha, ces pages de transcription non-éditées favorisent la transcription à l’intrigue, le hasard à la composition, et l’idée d’un roman plutôt que sa réalisation.


Derek Beaulieu propose dans ce nouveau livre un déplacement radical du travail de Andy Warhol. Il efface les conversations qui ont fait l’avant garde new-yorkaise pour n’en garder que la musicalité de ces échanges. Et il illustre spectaculairement l’idée de Theodor W. Adorno dans son essai Signe de ponctuation, qui considère que cette dernière représente les feux de signalisation du langage et de la littérature : « il n’y pas d’autre élément qui rassemble le langage et la musique autant que les signes de ponctuation ».


Cette poèsie visuelle est éclairée par un essai de Gilda Williams Comme il est dur de rompre. Des hommes des femmes et de la ponctuation dans le roman a d’Andy Warhol. Grâce à sa connaissance approfondie du travail de Warhol et de l’histoire de l’art contemporain, Gilda Williams nous plonge dans la conception du roman initial tout en faisant remonter à la surface l’urgence et la justesse du travail de Derek Beaulieu, qui place l’écriture non créative au centre des nouveaux enjeux de la littérature et des travailleurs du monde de l’art.